Née a l’aube de l’automne 66 à Tain-l’Hermitage,
dans la Drôme

J’ai grandi sur l’autre rive du Rhône, en Ardèche,
cette terre en robe de bure.

Ayant très tôt rencontré ma langue maternelle,
j’ai vite compris la nécessité
de découvrir un nouveau langage
et des territoires inexplorés.

A dix- sept ans,
partir, les Poèmes d’Amour d’Eluard sur le cœur .

1983 : Fribourg- suisse
rencontrer, observer de près toute la puissance
et l’humilité de grands artistes
au service de leur œuvre :
Bazaine, Elvire Jan, Manessier, Folon

Apprendre

Lire Cendrars

1988 : Parler anglais, espagnol, français
Enseigner et voir comment la terre tourne ailleurs
Retrouver mes racines en Catalogne

Qu’ajouter ?

Je peins, sculpte, ausculte, parfois j’occulte
et je joue beaucoup.


Anne Grenier











Les couleurs, Anne Grenier les a d’abord apprises par les aquarelles de sa mère. Dans les beaux livres de peinture aussi qu’elle feuilletait, même s’ils étaient alors trop grands pour elle.
Bien plus tard elle a aimé traîner dans les ateliers d’artistes, courir les salles de vente, pour le plaisir des yeux.

Et un jour, comme un déclic, elle a sauté le pas, créant des objets insolites composés de matériaux récupérés de ci de là.
Anne Grenier a toujours collectionné ce qui lui tombait sous la main, éclats de poèmes du quotidien.

Il y a eu ensuite, au début des années 2000, une rencontre qu’elle a provoquée au culot avec Pauline Van Veen qui tenait « Deux milles et une nuit », une galerie dans le quartier du Marais à Paris.

Premières expos à son nom, premières reconnaissances, mais toujours ce désir d’agencer des éléments épars, de les reconstruire.


Peintures ? Sculptures ? Qu’importe. Elle fait ce qu’elle a envie de faire, suit les veines de son inspiration, de ses intuitions.


« On dit souvent que mon travail est baroque. Pourquoi pas. Je cherche seulement à ce que le regard se déplace ».

Se déplace du monde tel qu’il est pour un autre univers.


Bruno Caussé - Novembre 2007